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Faire du sport… malgré un bras cassé

Gym
La Confédération veut faire participer aux cours de gym des élèves dispensés de sport. Une idée qui a vu le jour à Genève.
Par Laurence Bézaguet / 01.05.2017

topelement

Sylwia Usowska-Chesneau, à gauche, et Corinne Casagrande
Image: Steeve Iuncker-Gomez
Tribune de Genève
Les enfants et adolescents se dépensent toujours moins. «L’enseignement sportif scolaire est l’occasion pour eux de pratiquer un minimum d’activité physique, a récemment noté l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans son bulletin hebdomadaire. Mais dès qu’ils souffrent de blessures légères, par exemple, beaucoup ne font plus d’efforts physiques, ce qui renforce encore leur immobilité.» L’OFSP veut y remédier en faisant participer aux cours de gym des élèves dispensés de sport, de façon adaptée et en toute sécurité. Or, aussi intéressante soit-elle, cette idée a vu le jour il y a neuf ans à Genève! Trois questions à l’enseignante Corinne Casagrande, co-initiatrice du projet avec Sylwia Usowska-Chesneau.

La Confédération vous a-t-elle piqué votre idée?
Nous avons d’abord été très surprises en apprenant cela. Malgré les nombreuses présentations à travers le pays depuis le lancement de notre projet, en 2008 à l’Ecole de commerce Aimée-Stitelmann, l’OFSP ne nous a jamais contactées. Mais finalement, tant mieux que la Confédération se soit inspirée de notre idée. L’important, c’est que le plus grand nombre possible d’élèves n’interrompe pas les cours d’éducation physique. Notre objectif reste de motiver les jeunes réfractaires à la gym, de donner le goût de bouger aux élèves présentant des difficultés physiques (asthme, surcharge pondérale, handicaps divers) et de permettre aux adolescents souffrant d’une lésion passagère de continuer à faire de l’exercice.

Qu’est-ce qui vous a motivées dans cette voie?
Lassées des sempiternels «Madame, je ne me sens pas bien, je ne peux pas faire la gym» et de l’afflux de certificats médicaux, nous avons mis sur pied un cours sur mesure pour des adolescents en rupture avec les leçons traditionnelles. Une jambe cassée n’empêche pas de renforcer sa musculature pectorale. On protège le membre blessé et on mobilise les parties valides du corps. On peut faire de la gym avec un plâtre! Mais contrairement à l’OFSP, qui propose d’intégrer ces jeunes dotés d’une dispense médicale aux leçons traditionnelles, nous avons pour notre part opté pour une éducation physique individualisée (EPI), dans le cadre de leçons particulières.

Votre bilan après neuf ans d’expérience?
Lancée en douceur en 2008 avec quatre-vingts élèves à l’Ecole de commerce Aimée-Stitelmann, l’EPI n’a cessé de se développer depuis lors. Aujourd’hui, neuf écoles postobligatoires en bénéficient. Et la conseillère d’Etat en charge de l’Ecole, Anne Emery-Torracinta, étant proactive, nous espérons pouvoir étendre ce système au Cycle d’orientation. L’éducation physique individualisée a un vrai impact sur le bien-être des jeunes et sur leur propre image dans l’établissement. Nous sommes fières d’avoir pu redonner du plaisir à de nombreux élèves. L’un d’eux était si satisfait d’avoir perdu 8 kilos grâce à des exercices de musculation!

(TDG)

Créé: 01.05.2017, 09h16

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